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Un rôle primordial.
Quasiment chaque été (2021 fait partie des exceptions), des lâchers d'eau sont effectués depuis les barrages sur la rivière d'Ain. Mais qui décide de ces actions ?.
Pour cela, une cellule d'alerte estivale spécifique a été mise en place et ce depuis 35 ans. C'est en effet en 1987 que la création remonte faisant suite à une forte mortalité piscicole sur la rivière.
Plusieurs organismes composent cette cellule qui se réunit suivant l'évolution de la situation plusieurs fois entre mai et septembre : Electricité de France qui gère les barrages sur l'Ain, le Syndicat de la Rivière d’Ain Aval et de ses Affluents (SR3A), la Fédération de la pêche et de la protection du milieu aquatique de l’Ain, AAPPMA Active Union des Pêcheurs de la Rivière d’Ain, AAPMA de Pont d’Ain (PLA), AAPPMA de PPVA et différentes administrations concernées de l’Ain et du Jura (Conseils départementaux, agence de l’eau, etc). Car l'Ain est à cheval sur 2 départements.
Animée par la Direction Départementale des Territoires (DDT) représentant la préfecture, la cellule d’alerte assure la concertation entre les différents intervenants. Pour cela, elle procède à des mesures et des analyses. Elle permet de mobiliser les énergies au profit de la rivière plutôt que dans un rapport de forces. Elle permet aussi de proposer des interventions sur les débits de la rivière, plusieurs fois chaque été si nécessaire et parfois de façon très précoce dès le mois de mai. Chaque participant intervient dans le cadre de ses compétences, dans un but commun, celui du maintien d’une rivière de qualité.
Les lâchers d'eau apportent un soutien à l'étiage permettant une augmentation du débit réservé de 12,3 m3/sec qui n'est légalement que la somme des débits entrants dans les ouvrages EDF.
La cellule d’alerte a été très sollicitée durant les diverses canicules 2003, 2009, 2010, 2017, 2018. Avec des situations très graves: Températures de l’eau supérieures à 25° et atteignant parfois 27,5° comme en 2003 à l’aval de la rivière; pompages importants dans la nappe phréatique limitant les apports en eau fraîche; développement des algues responsables d’importants problèmes d’oxygène dissous entraînant des mortalités piscicoles.
Les bénévoles de l’ AUPRA sont particulièrement engagés dans les nettoyages des sources et des arrivées phréatiques, la collecte des poissons morts, les relevés de température, la participation active aux réunions de cellule d’alerte.
Les lâchers d’eau démontrent qu’ils remplissent bien leur rôle par l'arrachage des algues par les lâchers à 100 m3/s et par l'amélioration thermique pour les lâchers prolongés à 42 m3/s pendant 5 à 6 h pour ainsi abaisser la température. Cet été 2022, ce dernier débit a souvent été préconisé au détriment de celui maximal des 100 m3/sec.
Parfois, les AAPPMA et la fédération de la pêche départementale sont contraintes de demander la fermeture de la pêche, pendant ces périodes critiques. Et ce fut notamment le cas en 2018.